Couper avec style, aucun rapport avec mon costume.

Quoi ! Un article sur les coupes ?  Tout le monde est capable de séparer un paquet en deux, je ne vois vraiment pas de quoi tu vas parler ici !
Je dois le reconnaitre, couper un paquet de manière classique n’a rien de compliqué, mais un manipulateur de cartes se doit de réfléchir et choisir avec attention chacun de ses mouvements, de sorte qu’ils s’intègrent harmonieusement avec le reste de sa présentation, que ce soit le plus propre, fluide et naturel possible, ou pourquoi pas exactement l’inverse, un apparent chaos. Il y a plus de types de coupes que de paquets de cartes, chaque jour de nouvelles versions sont créées, il est totalement inutile de les connaitre toutes, mais un petit tour d’horizon du domaine et des plus connues ne me semble pas superflu. Il existe d’ailleurs un domaine annexe à la cartomagie entièrement dédié aux différentes coupes et aux fioritures réalisables avec un paquet de cartes (ou plusieurs !).
Je ne pratique pas vraiment ce que l’on appelle la manipulation extrême de cartes (Cardistry ou XCM), je me garderai bien de vous donner des conseils dans le domaine, je regarde avec admiration les experts, tout en réalisant qu’il s’agit plus d’une démonstration de dextérité que de magie. Cette discipline peut même devenir artistique et esthétique quand les mouvements sont maitrisés à la perfection, mais il s’agit de jonglerie (je ne dis pas cela de manière péjorative) bien plus que de cartomagie. Il n’y a pas le côté « merveilleux » de ce qu’on appelle la magie (j’utilise ici le mot merveilleux dans son sens originel : surnaturel, inexplicable et non pas l’adjectif). Quoi qu’il en soit, certains mouvements de XCM peuvent être intéressants pour présenter une carte choisie ou bien « produire » les quatre As que vous allez utiliser dans votre prochain tour ; de plus, la pratique de ces mouvements augmentera considérablement votre dextérité avec un paquet de cartes, de fait rien n’est perdu ! Si cette discipline vous intéresse, jetez un œil, par exemple, au canal de Virtuoso (thevirts sur Youtube).

Coupes sur table :
Coupe simple :

Coupe simple sur table

Coupe simple sur table (deux étapes)

La manière la plus simple et la plus courante de couper un paquet, utilisé dans la plupart des jeux de cartes entre amis, est de saisir un bloc de la partie supérieure sur paquet, le poser sur la table, puis de prendre le reste des cartes (la partie inférieure du paquet) et les placer au dessus, on appelle cette deuxième action « compléter la coupe« . Oui, je viens d’expliquer ça !!
Dans le cadre d’une partie de poker privée (pas en casino ou cercle), la coutume est que le joueur à droite du distributeur (Dealer) coupe le paquet après le mélange. L’action se déroule ainsi : une fois le mélange terminé, le distributeur pose le paquet devant le joueur se trouvant à sa droite, ce joueur sépare alors un bloc de la partie supérieure du paquet et le pose sur la table, le distributeur ramasse alors la partie inférieure, et complète la coupe. Comme toujours, il est possible de tricher lors de ce mouvement, un article sur les méthodes de triche à une table de poker expliquera tout cela en détail pour vous permettre d’éviter les arnaqueurs à vos tables.

Coupe multiple :

Coupe multiple sur table

Coupe multiple sur table

J’ai déjà parlé dans l‘article sur les mélanges de la coupe multiple utilisée par les croupiers, je ne vais donc pas revenir dessus, simplement ajouter que le mouvement est similaire à celui du mélange indien, mais avec un autre maintien des cartes puisque la portion inférieure du paquet reste en contact avec la table au lieu d’être en position de la donne. Les manipulateurs utilisent souvent des coupes multiples un peu différentes dont le principe de base est de séparer le paquet en trois ou quatre parties (pour couper sur les quatre As par exemple). L’action est identique à celle de la coupe simple mais plutôt que de couper au milieu du paquet, on commence par séparer environ trois-quarts du paquet et, dans l’action de poser ce nouveau bloc à droite du premier paquet, on en relâche un tiers et on continue de la même manière en relâchant la moitié du paquet restant à côté pour aboutir à quatre paquets à peu près identiques. Pour compléter la coupe, on ramasse les paquets en commençant par celui de gauche. Rien de spécial à propos de ce genre de coupe si ce n’est que s’entrainer à couper parfaitement au milieu (vingt-six cartes), un quart (13 cartes) ou trois quarts (36 cartes) n’est pas une perte de temps, et ce n’est pas si difficile.

Coupe multiple en escalier  (« Up the ladder« ) :

Coupe en escalier ; retirer un bloc du dessous du paquet.

Coupe en escalier ; retirer un bloc du dessous du paquet.

Le paquet est posé sur la table, les deux tranches courtes face à chaque main, une position identique à celle avant de commencer un mélange à la queue d’aronde. La main droite vient saisir des petits blocs de cartes du dessous du paquet en utilisant le pouce et l’index (ou le majeur) et les place sur le dessus du paquet tandis que la main gauche reste immobile et maintient le paquet en place en utilisant les mêmes doigts. On poursuit ensuite l’action en retirant d’autres blocs du dessous du paquet pour les poser au dessus.

Coupe en escalier ; on peut utiliser un décalage la transformer en fausse coupe.

Coupe en escalier ; on peut utiliser un décalage pour la transformer en fausse coupe.

Cette coupe est très facile à transformer en fausse coupe (Blind cut) tout en restant convaincante, Il suffit de décaler le premier bloc que l’on pose sur le paquet, et d’arrêter la coupe quand on replace le dernier bloc avant le décalage au-dessus.  N’hésitez pas à l’utiliser si vous manipulez sur une table, on en reparlera en détails dans un article sur les fausses coupes.

Coupes à deux mains (sans table) :

position de la donne en main gauche (droitier)

position de la donne en main gauche (droitier)

On ne dispose pas toujours d’une table, il faut alors couper le jeu en main, pour cela il existe d’innombrables méthodes ; je vais parler des classiques, de celles qui sont à l’origine de toutes les coupes fioritures utilisées en manipulation extrême de cartes (XCM). Je n’utilise pas exactement les mêmes noms que certains ouvrages de référence parce qu’en essayant d’être le plus complet possible, je me suis rendu compte que les sources francophones dont je dispose utilisent par exemple le nom « coupe pivot » pour désigner soit la « swivel cut » soit la « swing cut » et ignorent l’autre.

Coupe du dessous (undercut) :

Coupe à deux mains ; Coupe du dessous.

Coupe à deux mains ; Coupe du dessous.

Il s’agit de la manière la plus simple de couper un paquet de cartes en main.  La main droite tient le paquet en position de la coupe (Biddle), la main gauche saisit un bloc de cartes du dessous du paquet et s’écarte vers la gauche en transférant le maintien du bloc inférieur vers la pince du pouce. Elle vient ensuite placer ce bloc de cartes au-dessus de celui tenu en main droite pour compléter la coupe.

Bloc de carte dans la pince du pouce : les autres doigts sont ouvert.

Bloc de carte dans la pince du pouce : les autres doigts sont ouverts.

Double coupe du dessous  (double undercut) :
Egalement nommée double coupe transfert (par Giobbi), la double coupe est beaucoup plus utile que les « coupes fioritures » suivantes, elle est continuellement utilisée pour contrôler une carte localisée grâce à une brisure vers le dessus ou le dessous du paquet. Le principe est identique à la coupe du dessous, mais on réalise la coupe en deux fois, transférant un premier bloc du paquet vers le dessus, puis un second bloc (jusqu’à la brisure, dans le cas d’un contrôle de carte, mais on détaillera cela dans l’article sur les contrôles). Pour varier les plaisirs, il est possible de faire une triple coupe transfert simplement en coupant des blocs plus petits.

Coupe pendulaire (swing cut) :

Coupe pivot / pendulaire : séparation en deux (vu spectateur)

Coupe pivot / pendulaire : séparation en deux (vu spectateur)

Le paquet est maintenu en position de la coupe (Biddle grip) en main droite, l’index vient rejoindre le majeur sur la tranche courte extérieure (avant) pour soulever et décaler un bloc de cartes. La main gauche vient saisir le paquet décalé dans la pince du pouce. On peut enchaîner plusieurs coupes pendulaires soulevant des petits blocs de cartes avec l’index, ou simplement couper en deux le paquet et compléter la coupe en venant replacer le reste des cartes dans la main gauche en position de la donne.  Le mouvement n’a rien de compliqué, il est réalisable en bougeant les deux mains, mais il est souvent plus esthétique en ne bougeant qu’une seule main (au choix).

Coupe(s) pivot (swivel cut) :

Coupe pendulaire : séparation en deux d'un bloc de cartes en position de la coupe.

Coupe pivot/pendulaire: séparation en deux d’un bloc de cartes en position de la coupe. (vu manipulateur)

Le paquet est maintenu en position de la coupe (Biddle grip) en main droite, l’index vient rejoindre le majeur sur la tranche courte extérieure (avant) pour soulever un bloc de cartes (contrairement à la coupe pendulaire, le décalage n’est pas nécessaire). La seconde partie de la coupe a des dizaines de variantes, l’idée principale est toujours la même, une partie de la main droite (un doigt par exemple) vient au contact d’une des tranches courtes du bloc surélevé pour le faire pivoter et tomber en position de la donne.

Coupe pivot : rotation du bloc supérieur autour du majeur.

Exemple de coupe pivot : rotation du bloc supérieur autour du majeur avec le pouce.

Si on vient au contact de la tranche courte avant avec le pouce (au niveau de l’index droit) la main gauche recule, faisant pivoter le bloc autour du pouce de la main droite dans le sens antihoraire, au contraire, si on vient au contact de la tranche courte arrière avec le pouce (au niveau du pouce droit) la main gauche avance, faisant pivoter le bloc autour du majeur de la main droite (le mouvement est plus simple que le pivot autour de l’index) dans le sens horaire. Ce ne sont que deux exemples, il est possible de venir au contact de la tranche courte avant du bloc sur-élevé avec la base du pouce par exemple, dans l’autre cas, il est possible de venir au contact de la tranche courte arrière avec presque n’importe quel doigt. De même, on peut choisir de bouger la main droite vers l’avant ou l’arrière plutôt que la main gauche. Dans tous les cas, on réalise une variante de la coupe pivot, testez et choisissez celle qui vous convient le mieux.

Coupe Kalush (Kalush cut par William ‘Bill’ Kalush) :
Coupe originelle ayant inspiré toutes les coupes plus complexes, y compris la suivante (sybil) qui elle-même est à l’origine de la plupart des coupes modernes. C’est la première coupe à utiliser la « position en Z« . Pour les pratiquants de XCM, on parle de coupe à trois paquets.

Position Z : utilisé dans la plupart des coupes avec trois blocs ou plus.

Position Z : utilisée dans la plupart des coupes avec trois blocs ou plus.

Obtenir la position en Z : Le paquet est en position de la donne, la main droite vient saisir le tiers supérieur du paquet en position de la coupe avec le majeur et deux tiers avec le pouce, d’un seul geste, la main droite sépare le paquet en trois parties formant ainsi un Z.  Le bas du paquet toujours en position de la donne forme la ligne inférieure, le haut du paquet en position de la coupe forme la ligne supérieure, et la diagonale est maintenue entre l’index de la main gauche et le pouce de la main droite.

Coupe Kalush : Maintient du bloc central entre l'annulaire et le pouce.

Coupe Kalush : Maintien du bloc central entre l’annulaire et le pouce.

À partir de la position Z, on avance la main droite de manière à pouvoir maintenir le bloc central entre l’annulaire et le pouce (photo ci-dessus). On transfère le maintien du bloc toujours en main gauche vers la pince du pouce et on continue le mouvement de la main droite pour faire pivoter à 360° le bloc central autour de la tranche avant courte de celui en main gauche. Pour compléter la coupe, les deux blocs en main droite viennent prendre place sous le bloc en main gauche.

Coupe Kalush : 180° de rotation (il en reste donc la moitié)

Coupe Kalush : 180° de rotation (il en reste donc la moitié)

Coupe Sybil (Sybil cut par Chris Kenner) :
Certainement la coupe ayant le plus de variantes, elle est à la base de très nombreuses autres coupes de cardistry. La version d’origine est une coupe à quatre paquets, mais C. Kenner a publié en même temps « the five face of Sybil » qui est une coupe à cinq paquets ; les deux sont souvent interverties dans les explications disponibles sur YT. Brian Tudor a ensuite publié plusieurs variantes dont « what the hell happened to Sybil » (1 et 2) qui sont des coupes qui peuvent se répéter à l’infini et être utilisées comme des mélanges. Dan & Dave Buck ont créé plusieurs variations, entre autres pour en faire une fausse coupe, de même que le magicien Dynamo. Enfin bien d’autres magiciens et pratiquants de XCM ont créé leur propre variation. Passons sur le cours d’histoire, et revenons à la Sybil originelle. Expliquer la coupe Sybil n’est pas très compliqué si on connait toutes les autres coupes :

Position Z : séparation du bloc supérieur (utilisé dans la plupart des coupes avec 4 blocs ou plus)

Position Z : séparation du bloc supérieur (utilisé dans la plupart des coupes avec 4 blocs ou plus)

En résumé : Obtenir une position Z, séparer la tranche supérieure du Z en deux avec l’index (le Z est maintenu avec l’annulaire), avec les deux blocs en main gauche, faire une coupe Charlier (explication plus bas dans l’article) incomplète pour insérer ce qui, à l’origine, était le dessous du paquet entre les deux blocs maintenus en main droite et l’ajouter au bloc inférieur (en main droite), pour finir, on fait une Coupe Kalush avec les trois blocs restants.

Sybil : insertion du bloc inférieur du paquet d'origine (supérieur après la coupe Charlier) entre les blocs en main droite

Sybil : insertion du bloc inférieur du paquet d’origine (supérieur après la coupe Charlier) entre les blocs en main droite

Personnellement j’utilise une variante de « five face of sybil » avec seulement quatre paquets, très simple, très rapide et entièrement fausse, mais qui suffit à donner l’impression que l’on a réalisé une coupe complexe.

Coupes à une main (sans table):

position de la donne élevée

Position de la donne élevée, position de départ de la plupart des coupes à une main.

Coupe Charlier (Charlier cut) :
Aussi nommé Charlier Pass par Ed Marlo, car elle peut être utilisée comme un saut de coupe (pass / shift). Charlier lui-même est un mystérieux magicien français, on ne sait presque rien de sa vie et de son identité, sinon qu’il a fait une performance publique à Londres en janvier 1882 et qu’il a eu pour seul apprenti connu Marion Spielman (1858-1948), un critique d’art et magicien amateur anglais. Elle est souvent la première coupe à une main que l’on apprend.

Coupe Charlier : faire tomber un bloc dans le creux de la main.

Coupe Charlier : faire tomber un bloc dans le creux de la main.

Le paquet est tenu en position de la donné élevé, le pouce commence par libérer une portion inférieure du paquet, la laissant tomber dans le creux de la main (position de la donne) en utilisant simplement la gravité.

Coupe Charlier : replier l'index pour soulever le bloc.

Coupe Charlier : replier l’index pour soulever le bloc dans le creux de la main. (point de vue des spectateurs)

L’index se replie et vient pousser par en-dessous le coin supérieur droit de ce paquet jusqu’à ce qu’il entre en contact avec le pouce, il (le pouce) relâche alors l’autre bloc de cartes toujours maintenu en position de la donne élevée tandis que le bloc du dessous passe au-dessus. L’index reprend ensuite sa position initiale permettant au paquet de se « refermer » en position de la donne classique et de compléter la coupe.

Coupe Charlier : compléter la coupe.

Coupe Charlier : compléter la coupe.

Coupe Cardini (cardini Cut) :
Une autre coupe « ancienne » publiée par Cardini et utilisée dans de nombreuses coupes de cardistry plus complexes. À la base, elle est conçue pour être précédée par une coupe pendulaire et replacer les paquets dans l’ordre d’origine pour faire une fausse coupe. Il est aussi possible de la précéder d’une coupe Charlier triple.

Coupe Cardini : position de départ

Coupe Cardini : position de départ

En position de la donne, on insère l’annulaire dans le paquet (par exemple à une brisure, ou avant de poser le deuxième bloc si on l’enchaîne après une coupe pendulaire). L’auriculaire et le majeur viennent ensuite sur le dessus du paquet pour maintenir ce bloc pincé avec les trois doigts.

Coupe Cardini : extension des trois doigts.

Coupe Cardini : extension des trois doigts.

En étendant les trois doigts, on sépare les deux paquets, puis, comme pour une coupe Charlier, l’index vient soulever le bloc restant en main, et on referme les trois doigts pour replacer le bloc supérieur en-dessous et compléter la coupe.

Coupe Cardini : compléter la coupe.

Coupe Cardini : compléter la coupe.

Coupe Cannibale ou Charlier inversé (Cannibal cut/ thumb cut) :
Le mouvement inverse de la coupe Charlier ; en position de la donne,  le pouce vient contacter la grande tranche extérieure droite du paquet et soulève un bloc de cartes.

Coupe Cannibale : ouvrir le paquet en deux avec le pouce.

Coupe Cannibale : ouvrir le paquet en deux avec le pouce.

L’index et l’auriculaire passent sous le restant des cartes, le majeur et l’annulaire restent au-dessus pour former une pince à quatre doigts, en étendant les quatre doigts on fait pivoter le bloc du dessous.

Coupe cannibale : extension de la pince à 4 doigts.

Coupe cannibale : extension de la pince à 4 doigts.

On relâche alors le bloc du dessus maintenu avec le  pouce pour qu’il tombe dans le creux de la main en position de la donne, on referme ensuite la pince à quatre doigts pour compléter la coupe.

Coupe cannibale : compléter la coupe.

Coupe cannibale : compléter la coupe.

Coupe tournante à une main (spining cut / revolution cut) :
Ce mouvement débute exactement comme une coupe Charlier; Le paquet est tenu en position de la donné élevé, le pouce commence par libérer une portion inférieure du paquet, la laissant tomber dans le creux de la main (position de la donne) en utilisant simplement la gravité.

Coupe tournante : L'auriculaire viens au contact du pouce.

Coupe tournante : L’auriculaire vient au contact de la tranche longue, proche du pouce.

On étend ensuite l’annulaire et le majeur et on vient presque toucher l’auriculaire avec le pouce en faisant pivoter le bloc de cartes (l’auriculaire doit soulever le paquet encore dans le creux de la main pour venir en contact avec le pouce), on transfère ensuite le maintien du bloc du pouce vers l’auriculaire tout en repliant l’index qui achève de soulever le bloc inférieur (comme pour une coupe Charlier).

Coupe tournante : faire passer le bloc tournant en dessous.

Coupe tournante : faire passer le bloc tournant en dessous.

Cette action force la suite de la rotation du bloc de cartes supérieur qui vient se placer en-dessous, complétant la coupe. Note : il est possible d’utiliser l’annulaire à la place de l’auriculaire dans cette coupe, c’est plus facile pour certains.

Coupe en ciseaux (scissor cut / expansion cut) :

Coupe en extension : séparer un bloc de cartes.

Coupe en ciseaux : séparer un bloc de cartes.

Le paquet est tenu en position de la donné élevé, le pouce vient au contact de la tranche courte intérieure (au coin plus exactement) et fait pivoter à 180° autour de l’index un bloc de cartes pris du dessus du paquet par une extension « extrême » de la main de manière à séparer les coins des deux blocs. Le pouce fait ensuite le mouvement inverse pour replacer le bloc en-dessous. Il est possible d’inverser le mouvement en prenant un bloc du dessous et en le plaçant au-dessus.

Coupe en ciseaux : extension pour inverser l'ordre des blocs de cartes

Coupe en ciseaux : extension pour inverser l’ordre des blocs de cartes

J’en ai fini avec ce panorama des coupes « classiques », mais je reviendrai plus en détails sur certaines dans un prochain article sur les fausses coupes. On pourrait écrire un livre uniquement dédié aux fausses et aux vraies coupes, et il ferait certainement plusieurs tomes ; je ne prétends pas être exhaustif ici, mais donner une vision d’ensemble assez large du sujet.

Exemple de coupe Charlier Triple

Exemple de coupe Charlier Triple

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