Faire semblant de… Les faux mélanges partie 1 (sur table); Zarrow, Shank et les autres…

« La réalité est simplement une illusion, quoique très persistante » A. Einstein

Cet article est le premier d’une série sur les faux mélanges et les fausses coupes, c’est aussi un prolongement des articles sur les faux comptages et de ceux sur les coupes et les mélanges, j’aborderai ici des aspects techniques des faux mélanges et fausses coupes, ainsi que l’aspect psychologique, bien trop souvent sous-estimé.
En magie, et donc en cartomagie, nous faisons très souvent semblant de faire quelque chose, on simule l’action de prendre une pièce en main tout en la laissant dans la main d’origine, on simule l’action de produire un objet imposant d’un objet plus petit, ou encore on fait comme si l’on mélangeait des cartes tout en les conservant dans un autre strictement identique …  Je vais me répéter en insistant sur le fait que pour faire de manière convaincante une « fausse action » il faut savoir faire correctement l’action que l’on simule.  Pour être crédible, un comédien apprend et pratique les disciplines que son personnage est sensé maîtriser, et il ne faut pas oublier qu’un magicien est avant tout un comédien.

préparations aux mélanges sur tables, pré-coupe. (Zarrow / à dégagement)

Préparations aux mélanges sur table, type Zarrow  et/ou à dégagement  : position de coupe initiale

Pour qu’un effet magique fonctionne, il faut que les spectateurs croient aux prémices, à la situation de départ. Si l’on prétend faire choisir une carte au hasard, il faut que le paquet soit mélangé. Comme dit Darwin Ortiz dans Strong Magic : « The more they believe it’s an apple, the more they will be astonished when you change it into an orange ».
La situation de départ est la première image que vous devez faire mémoriser à votre spectateur, le fait qu’un paquet paraisse mélangé est crucial, par conséquent, maîtriser parfaitement des faux mélanges et des fausses coupes est indispensable pour maximiser l’effet magique d’une routine, et ainsi obtenir une réaction optimum de votre public. C’est, après tout, ce que chaque magicien recherche ! Lire la suite

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Les faux comptages de cartes : Emsley, Jordan, Rumba, Biddle, Gemini…. Le compte est bon ?

« Ce qui compte ne peut pas toujours être compté. » A. Einstein

Les faux comptages sont des manipulations plus ou moins techniques, indispensables et très pratiques. Ils permettent de compter X cartes comme si il y en avait Y, dissimulant une ou plusieurs cartes lors du compte. Ils sont utilisés dans la plupart des tours de petits paquets (routine réalisée avec moins d’une dizaine de cartes), mais il existe aussi des mouvements utilisables lorsque l’on distribue en comptant à partir d’un paquet complet en position de la donne. Puisqu’un faux comptage dissimule des cartes, il permet par exemple d’avoir une ou plusieurs cartes retournées dans un petit paquet et de compter les cartes sans montrer la (ou les) carte(s) face(s) visible(s) rendant ainsi possible, entre autres, des effets « magiques » de retournement automatique de cartes.

Terminologie : On désigne souvent les faux comptages par trois chiffres. Par exemple, un « compte 3-4-4 » (Jordan et Emsley entres autres) signifie que l’on montre trois cartes en comptant quatre alors que l’on a quatre cartes en main. L’ordre de la phrase en français semble étrange car j’ai repris la construction anglaise, mais c’était plus simple que de changer la dénomination numérique de chaque comptage, et cela sera consistant avec des sources anglaises que vous pourriez consulter sur le sujet.

Petit paquet tenu en main, prêt à être compter, faussement ou pas.

Position de comptage « classique » (Pinch grip)

Techniques et positions : Les comptages de petits paquets reposent sur deux techniques principales, pousser plusieurs cartes ensemble comme une seule (block push), et transférer (ou voler; « steal ») une carte d’une main à l’autre de manière dissimulée, la couverture du mouvement étant que l’on fait visiblement et en comptant le transfert inverse en même temps. Pour être capable de réaliser ces mouvements, la position de maintien des cartes lors d’un comptage est presque toujours la même, une main utilise le pouce au-dessus, les autres doigts en-dessous des cartes, tandis que l’autre main reçoit la plupart du temps les cartes dans une position « ouverte » proche de celle de la donne, en utilisant la pince du pouce (ou le pouce et l’index) pour saisir les cartes.  La position en photo ci-dessus, ou position de comptage permet de pousser un bloc de cartes (block push) en appuyant avec le pouce et en poussant toutes les cartes à l’exception de la dernière.  Le transfert secret (steal) est faisable dans d’autres positions, mais ce maintien permet de faire les deux mouvements simultanément ; les anglais nomment cela « put and take » littéralement « poser et prendre« .  Bien sur, certains comptages utilisent des positions différentes, par exemple le comptage biddle ou Biddle move qui utilise la position du même nom, ou position dite « de la coupe« . Comme pour la plupart des techniques, il est de loin préférable lors d’un faux comptage que seule une main bouge tandis que l’autre reste immobile.

Poussage de bloc (2 cartes) : Block push

Poussage de bloc (2 cartes) : Block push

De même que pour de nombreuses autres techniques, il existe énormément de faux comptages et il serait illusoire de tenter d’être exhaustif. Je vais cependant faire un panorama assez large, même si je n’utilise pas régulièrement la moitié des comptages listés ici. Les comptages Emsley, Jordan, Biddle et leurs variantes sont les plus courants, de nombreuses routines les utilisent ; il est donc fortement conseillé de concentrer prioritairement son entrainement sur ceux-ci, les autres sont plus rares, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont moins bons, simplement moins connus. Quoi que vous vouliez compter, il existe un mouvement pour, sinon une variante d’un autre mouvement vous le permettra. Enfin, pour finir cette longue introduction, je voudrais rappeler que pour tous les faux comptages, l’aspect le plus important est le rythme, l’entrainement en musique est vivement recommandé pour acquérir plus facilement un bon rythme et une bonne fluidité de comptage.  Lire la suite

Techniques de base ; Levée double et retournement double.

« La levée double est un mouvement par lequel deux cartes sont prises et montrées comme une seule. »
La première source expliquant ce concept se trouve à la page 141 de « The Merry Companion » (Delights for the Ingenious) écrit par Richard Neve en 1716 sous le titre « feindre le changement de la carte du dessus par une autre. » – Genii Magicpedia

Depuis des ouvrages(ou dvd) complets ont été consacré à ce mouvement, la levée double, un indispensable qui rend possible la plupart des miracles réalisables avec un paquet de cartes. Mais pour être exact, il faudrait différencier la levée double (double lift) du retournement double (double turnover, attribué à Dai Vernon, sans doute à tort). Bien peu de sources d’instructions de cartomagie font cette différence pourtant importante, surtout pour les novices.
Une levée double est en effet bien plus simple qu’un retournement double puisque les cartes « soulevées » ne quittent pas la main qui les maintient ensemble, alors que pour un retournement, on pose les cartes sur le dessus du jeu, et il faut à nouveau les saisir ensemble pour les remettre dans la position initiale. Il est naturellement conseillé de commencer par présenter des tours utilisant des levées doubles avant de se lancer dans ceux utilisant des retournements doubles, il y a logiquement moins de risque de commettre une erreur.

Ces techniques, sans gestion de l’attention, s’usent rapidement aux yeux du spectateur. Ce que je veux dire, la plupart des magiciens amateurs en font l’expérience un jour ou l’autre, ils utilisent souvent des retournements doubles au cours d’une présentation de magie et le public commence à sentir le « truc » et comprendre ce qui se passe. Le premier conseil, outre d’avoir une levée double parfaite, est de ne pas regarder et crisper ses mains avant, durant et après une levée double (enfin si, regardez après !). J’en parlerais plus en détail dans un article sur la gestion de l’attention; votre regard dirige le regard de votre public.  Vous risquez de ruiner ainsi vous même tout l’effet magique recherché si vous surveillez trop vos mains, ou simplement si vous avez négligé de travailler et comprendre pleinement un des mouvements les plus indispensables de la cartomagie. Bien évidement, il n’est pas utile de connaître parfaitement toutes les méthodes de levée double ou retournement double, mais choisir la plus adaptée à la situation est important, on utilise pas la même levée double pour montrer une carte à un spectateur seul, à un groupe, ou une salle entière, et certaines techniques iront mieux dans certaines routines que d’autres.

Souvenez-vous que l’important est que le mouvement de votre retournement ou levée double soit le plus possible similaire au mouvement que vous utilisiez pour retourner ou soulever une seule carte.
Je ne reviendrais pas ici sur les méthodes pour prendre une brisure, les articles sur la brisure et sur les contrôles abordant déjà amplement le sujet. Lire la suite

Techniques de base : les contrôles.

Le pouvoir sans contrôle rend fou. (Alain)
La confiance n’exclut par le contrôle (Lénine)
J’ai un contrôle de math lundi (mon neveu)

éventail de carte

Éventail sur table

Effectuer un contrôle, une expression regroupant une infinité de techniques, et un mot utilisé dans beaucoup trop d’expressions. En cartomagie, un contrôle consiste à déplacer une ou plusieurs cartes vers un endroit déterminé, usuellement le dessus ou le dessous du paquet, mais vous pouvez aussi vouloir pour certaines manipulations contrôler une carte en troisième position à partir du dessus, ou tout autre emplacement précis dans un paquet. Il existe bien trop de méthodes de contrôle des cartes pour les aborder toutes dans cet article, mais je vais répertorier les plus classiques ainsi que mes favorites.

Il n’est pas indispensable de connaitre tous les contrôles possibles, mais il est crucial de choisir le contrôle le plus adapté à la routine, c’est-à-dire celui qui s’intègre le mieux avec le reste des mouvements, conservant la fluidité et la logique de l’ensemble. De nombreux contrôles nécessitent de maintenir / prendre une brisure, par exemple au moment où l’on replace une carte choisie par le spectateur dans le paquet. Je parlerai donc aussi en introduction de quelques méthodes permettant de prendre une brisure au moment voulu. Je vous invite à lire l’article sur le sujet si vous ne l’avez pas déjà fait. (Vraiment, vous devriez !)

Avant propos : Un contrôle peut se résumer à faire un saut de coupe, ou simplement une succession de mélanges français, la technique en elle-même peut varier mais au final l’action est toujours de contrôler une (ou plusieurs) carte(s). Certains contrôles sont difficiles à réaliser, d’autres bien plus simples, mais souvent plus longs et moins discrets. On différencie les contrôles des mises en ordre de donne (stacking) qui sont utilisées dans les routines de triches par exemple. Les mises en ordre consistent le plus souvent à espacer de manière régulière une main prédéfinie (un nombre X de carte)  de manière à les obtenir à la suite d’une distribution classique (par exemple, si je veux obtenir les quatre As, et qu’il y a 6 joueurs a la table, je place 5 cartes entre chaque As). Lire la suite

Technique de base : Le glissement

Le glissement (glide) est un mouvement très simple et extrêmement pratique puisqu’il permet par exemple, de contrôler directement une sélection faite par un spectateur, d’effectuer un forçage (force), un remplacement (switch) ou encore d’être utilisé pour avoir un aperçu d’une carte (glimpse), tout ça avec un seule technique ! Elle est tellement simple que beaucoup de cartomanes oublient de l’utiliser et ont recourt à des méthodes plus difficiles pour obtenir le même résultat.

Le principe de base du glissement est, comme son nom le laisse supposer, de faire glisser une carte à l’insu des spectateurs. Une particularité de ce mouvement est qu’il s’utilise en position de la donne avec le paquet à l’envers et une rotation à 180° du poignet (wrist kill), ou en position de la coupe fermée/couverte (closed end/Biddle grip), sur les cartes du dessous du paquet. Deux points qui expliquent en partie la sous-utilisation du mouvement, ce n’est pas courant de distribuer à partir du dessous du paquet et la position de maintien du paquet pour effectuer le mouvement est inhabituel. Pourtant, la facilité du mouvement et ce qu’il rend possible devrait nous motiver à inventer des routines originales dans lesquelles le boniment et l’enchainement des mouvements justifieraient logiquement cette action.
Si on réfléchit au mouvement d’une manière pragmatique, un glissement effectué sur le dessus du paquet existe, il s’agit de la donne en second (second deal) un mouvement qui lui, nécessite beaucoup de pratique pour être invisible. Le glissement est le même mouvement, mais en dessous du paquet, donc naturellement discret.

Glissement en main gauche (position de la donne, main retournée) :

Glissement en position de la donne : la carte est décalé avec les dernières phalanges

Glissement en position de la donne : la carte est décalée avec les dernières phalanges pendant le retournement.

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Couper avec style, aucun rapport avec mon costume.

Quoi ! Un article sur les coupes ?  Tout le monde est capable de séparer un paquet en deux, je ne vois vraiment pas de quoi tu vas parler ici !
Je dois le reconnaitre, couper un paquet de manière classique n’a rien de compliqué, mais un manipulateur de cartes se doit de réfléchir et choisir avec attention chacun de ses mouvements, de sorte qu’ils s’intègrent harmonieusement avec le reste de sa présentation, que ce soit le plus propre, fluide et naturel possible, ou pourquoi pas exactement l’inverse, un apparent chaos. Il y a plus de types de coupes que de paquets de cartes, chaque jour de nouvelles versions sont créées, il est totalement inutile de les connaitre toutes, mais un petit tour d’horizon du domaine et des plus connues ne me semble pas superflu. Il existe d’ailleurs un domaine annexe à la cartomagie entièrement dédié aux différentes coupes et aux fioritures réalisables avec un paquet de cartes (ou plusieurs !).
Je ne pratique pas vraiment ce que l’on appelle la manipulation extrême de cartes (Cardistry ou XCM), je me garderai bien de vous donner des conseils dans le domaine, je regarde avec admiration les experts, tout en réalisant qu’il s’agit plus d’une démonstration de dextérité que de magie. Cette discipline peut même devenir artistique et esthétique quand les mouvements sont maitrisés à la perfection, mais il s’agit de jonglerie (je ne dis pas cela de manière péjorative) bien plus que de cartomagie. Il n’y a pas le côté « merveilleux » de ce qu’on appelle la magie (j’utilise ici le mot merveilleux dans son sens originel : surnaturel, inexplicable et non pas l’adjectif). Quoi qu’il en soit, certains mouvements de XCM peuvent être intéressants pour présenter une carte choisie ou bien « produire » les quatre As que vous allez utiliser dans votre prochain tour ; de plus, la pratique de ces mouvements augmentera considérablement votre dextérité avec un paquet de cartes, de fait rien n’est perdu ! Si cette discipline vous intéresse, jetez un œil, par exemple, au canal de Virtuoso (thevirts sur Youtube).

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Techniques de base ; Brisures et décalages.

Après avoir débuté en lisant les classiques de la manipulation de cartes en anglais il y des années, j’ai découvert le vocabulaire français beaucoup plus récemment, principalement grâce à Giobbi. Dans ma lutte sans merci contre les anglicismes qui jonchent les routes du cartomagicien, j’ai parfois du mal à m’habituer au vocabulaire français, mais je persévère ! Il est vrai qu’il est souvent plus long à écrire que son équivalent anglais et me force à utiliser des périphrases un peu longuettes pour rester compréhensible et logique, mais ce ne sont pas, à mon avis, des raisons suffisantes pour se rabattre sur le vocabulaire anglais (résistance !).

Je vais aujourd’hui parler de trois techniques distinctes, la brisure (break), le décalage de carte ou saillie (jog) et le décalage de paquet (step). Vous comprenez ce que je voulais dire en introduction… Ces trois techniques peuvent servir exactement à la même chose, c’est-à-dire marquer un emplacement dans un paquet de cartes, pour être capable de le retrouver ensuite pour marquer l’emplacement de la carte que l’on va forcer par exemple. La brisure est totalement invisible pour le spectateur, alors que les décalages peuvent l’être (volontairement ou non). C’est entre autres parce qu’elles peuvent servir exactement à la même chose que j’ai choisi de regrouper ces techniques, mais aussi pour leur simplicité et surtout le fait qu’elles sont indispensables à d’innombrables autres mouvements. Lire la suite

Entraînement ; méthode et état d’esprit.

« … Même lorsque vous retournez simplement une carte face en haut sur le jeu : cela suffira déjà à vous distinguer du troupeau des autres soi-disant cartomanes. » Giobbi, cours de cartomagie

Ascanio cite trois facteurs indispensables pour devenir un bon cartomagicien : l’entraînement, la réflexion et l’amour de ce que l’on fait. Si vous vous entraînez à contrecœur, vous progresserez beaucoup plus lentement et difficilement. Choisissez quelques techniques et consacrez le temps qu’il faut pour les maîtriser parfaitement. La taille de vos mains, la souplesse de vos doigts ou votre type de peau ne sont que des excuses et des blocages psychologiques, aucune technique n’est impossible, mais il est indispensable de vouloir vraiment apprendre pour réussir.

N'abandonnez pas !

N’abandonnez pas !

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Sur un écran ou sous vos yeux.

Dans notre société moderne, surchargée d’images, nous oublions parfois que la magie derrière une caméra n’a rien à voir avec la magie pratiquée sous nos yeux. Nous sommes habitués aux films et séries truffés d’effets spéciaux, pourtant nous considérons un tour de magie en vidéo comme un tour réalisé devant soi. Certains magiciens modernes abusent des techniques de montage, des trucages vidéos et du public « complice » (par exemple Criss Angel pour ne pas le citer), personnellement je crois que cela ne rend pas service à la magie dans son ensemble, mais je préfère m’attarder sur ce qui me plait plutôt que de me plaindre de ce que je n’aime pas !
Il existe différents types de magie, de la grande illusion à la magie de proximité (close-up). En cartomagie, le domaine le plus visuel pouvant être pratiqué sur une scène sans dispositif particulier (caméra / écran) est la production de cartes. J’imagine que tout le monde a déjà vu une performance d’un magicien dans laquelle des cartes semblent sortir de ses mains alors qu’il s’en débarrasse régulièrement, sinon jetez donc un coup d’œil à l’un des précurseurs, le virtuose Cardini :

Si vous avez déjà du mal à ne pas faire tomber des cartes lors d’un éventail, imaginer la difficulté de ces manipulations avec des gants ! Lire la suite

Matériel d’entraînement et conseils pratiques.

Avec quoi, où, et comment s’entraîner ?

Je ne répéterai jamais assez l’importance de la pratique et de l’entraînement. J’ai cité Dai Vernon au sujet de l’entraînement dans l’article « Un peu d’ordre dans les mélanges« , je vais citer aujourd’hui Harry Lorayne (il parle dans ce cas précis du mélange Faro, mais cela peut s’appliquer à tous les mouvements un peu compliqués) :

« Vous devez vous entraîner jusqu’au point où vous serez prêt à abandonner. C’est seulement là que vous réussirez. »

cartes

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C’est bien joli tout ça, mais la pratique, ça prend du temps, c’est fatigant, et il faut avoir son matériel avec soi… C’est bien vrai, la pratique prend du temps, mais l’avantage de la cartomagie, c’est que le matériel indispensable pour s’entraîner consiste principalement en un paquet de cartes, que vous pouvez avoir continuellement sur vous. Ce ne sont pas les conditions idéales, mais pratiquer quelques minutes pendant un trajet en métro, en regardant un film ou dans une salle d’attente chaque jour vous amènera déjà à un niveau correct. Lire la suite